LES MOTS MEURENT

 

 

Les mots meurent

Emmurés, enlisés

Dans un silence

Où la chaleur est morte.

 

Pour dompter les tourments

Et entendre une voix

J’ai crié des mots de vie

Au plus fort de ma peine,

J’ai crié à perdre haleine

Pour que l’écho se lève

Et que le cœur renaisse.

Croire que tout peut arriver

Qu'un geste va surgir

Apportant la folie

Au monastère de vie,

J’attends en déraison

L’amant de nulle part

Invincible tristesse

Contre le temps statique

Où je me frotte et blesse

 

Je caresse le clavier

En rafales de notes,

Atomes de lumière

Pétales de cerisier

Sur une passerelle de vie.

 

Le ciel est blanc,

Il a un parfum de terre

Il n’est plus là

Le ciel est blanc

Se souvenir.

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