LA TROMPE

 

 

 

 

la pensée se paralysait     les mots s’absentaient

seulement une faible plainte  étirée  ascendante      

puis le corps   douloureux  roseau    expulsa  un

cri silencieux   les entrailles hurlaient sans bruit     

le cœur ralentit       un vide se creusait    à la mi-

temps d'elle même   alors    son buste s’allongea 

s’inclina   la respiration   un moment suspendue    

dégagea brusquement    l’extrémité de la trompe      

et de cette bouche          ouverture sur le  monde   

s’échappa  la parole-souffle-cri  grave  balancée

monotone

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