Partager l'article ! Empreintes 15 : A.DEBROISE - M.ROTIER: L’IDOLE Tandis qu’un clair-obscur ...
L’IDOLE
Tandis qu’un clair-obscur
soupire après Rembrandt,
entre de beaux lambris
et des regards lunaires,
le gardien de musée
devise d’amours mortes.
Sans honte mes désirs
dansent la capucine,
mais nul n’en saura rien,
pas même subreptices
ces silhouettes qui glissent,
muets fantômes noirs.
Jamais nul ne saura
qu’ici je me promène,
une idole à mon flanc :
« La Barbaresque nue »,
chef-d’œuvre dont s’honore
le musée de mes nuits.
Alain DEBROISE
MON IDOLE
C’était l’heureux temps des vacances
Au sein même de la Provence.
Sous un séculaire mûrier,
Nous prenions le petit déjeuner.
La radio déversait ses airs familiers.
Le soleil promettait un jour radieux.
Cinq août mille neuf cent soixante deux !
Soudain, ce fut le grand silence
Et la sinistre nouvelle est tombée :
Marilyn Monroe est décédée.
A-t-elle succombé à une overdose ?
Parler aussi d’assassinat, on ose…
Surpris par l’évènement, je frissonne,
Depuis toujours elle était mon idole.
Actrice adulée mais aussi chanteuse,
Elle ne fut jamais heureuse.
Sa voix suintait la sensualité
Et tous admiraient sa folle beauté.
Films et disques, j’ai collectionné.
Marilyn est entrée dans ma famille ;
Son prénom est celui de ma fille.
Michel ROTIER