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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:43

CONFRERIE

 

 

 

 

Dans la secte des insectes,

Tout le monde a du boulot.

 

Le scarabée,

C’est le curé,

La punaise

Lave la sacristie.

 

Après la quête,

Les jours de fête,

La fourmi recompte les sous

Sur les ailes de la coccinelle.

 

Et les voleurs aux mille pattes

Vite, vite se carapatent :

Comme magistrats des scélérats,

La scolopendre peut les faire pendre.

 

Dans l’orchestre, c’est la cigale

Qui frotte le violon du bal

Quand son ami le hanneton

Avec justesse donne le ton.

 

     Monsieur grillon sur ses fourneaux

      Fait l’omelette aux asticots

      Et la sauterelle

      Fait la vaisselle.

 

      Et les souffrants, les alités,

      On les remet en bonne santé :

      Le moustique fait les ponctions

      Et la puce les analyses.

 

      L’âme féroce et sans pitié,

      Le vieux cloporte, c’est le portier.

      Si tu tiens vraiment à entrer,

      Patte noire, il faudra montrer…

 

     A deux fois vaut mieux regarder…

Par Christian Yor - Publié dans : Poème de poésien
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:41

 

 

AU FIL DU TEMPS

 

J’ai marché le long des chemins

dans la campagne angevine,

foulant la rosée du matin,

déplorant le jour qui décline.

 

Tout est si beau dans la nature,

même l’hiver et ses frimas.

Au printemps, réveil de verdure

Puis l’été dans tous ses éclats.

 

L’automne inonde ses couleurs,

sa palette en est généreuse.

Et ce sursaut de bonne humeur

prépare une blancheur neigeuse.

 

J’ai marché le long des chemins,

j’ai sillonné les bords de Loire,

et la douceur des clairs matins

revient souvent à ma mémoire.

Par Jeannette TANGUY - Publié dans : Poème de poésien
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:38

 

 

LE BANC

 

Ce jour de printemps

Il était en retard ;

Elle est arrivée

Dans sa robe à fleurettes.

La maison est déserte

Mais le jardin l’attire ;

Le banc esquisse un sourire

Et semble l’appeler.

 

Dans un écrin de verdure

Elle l’attend.

Apprivoisées, deux tourterelles

Se posent près d’elle

Et la rassure.

A sa droite un pommier d’amour

La protège légèrement

Des premiers rayons du soleil.

Un rideau de noisetiers

Crée une douce intimité.

 

Silencieusement, il s’approche.

Sur ses lèvres, aucun reproche.

Elle se lève. Bien que farouche,

La belle offre sa bouche.

Les oiseaux et les fleurs

         Chantent leur grand bonheur.

Par Michel ROTIER - Publié dans : Poème de poésien
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:34

 

  

 

TA COULEUR, MA MUSE

 

Ta couleur, ma muse, peut traverser l’espace

Pour ouvrir les écluses qui mènent à la surface.

D’un désir virtuel, tu sais faire une histoire,

Une rencontre charnelle qui n’a rien d’illusoire

Quand, en moi, tu dessines des paysages magiques,

Que mon ciel s’illumine de plaisirs fantastiques

Jusqu’à venir toucher mon jardin qui sommeille,

Des sillons y tracer pour semer des merveilles.

 

 

Ta couleur, ma muse, peut être ligérienne

Sans que ce voyage n’use la beauté qui est tienne.

Exotique présence dans la douceur angevine

Qui rythme la cadence d’une symphonie divine. 

Des secrets enchanteurs sur des chemins sinueux,

Même la pluie devient fleur tout au fond de tes yeux

Où je cueille la passion des échos frémissants

Qui vibrent à l’unisson avec mes sentiments.

 

   

Ta couleur, ma muse, peut devenir encre,

Des rimes dont j’abuse sur les feuilles qui s'échancrent

Pour chanter le bonheur que tu sois près de moi,

L’allégresse dans mon cœur et dans ma vie, l’émoi.

Sur le grain de la page qui m’appelle encore

Pour que mes mots volages créent de nouveaux accords

Où des chemins possibles avancent tendrement.

Tu deviens accessible, la joie dans chaque instant.

 

 

Ta couleur, ma muse, a des parfums de miel

 Qui fleurissent et s’amusent sur des notes arc-en-ciel.

Le Soleil est complice et sur ta peau dorée,

Ses caresses se glissent avec intensité.

Au fil du temps qui vole dans un monde infini

Où mon âme décolle goûter tes paradis,

Dans les curieux dédales d’un chant d’éternité,

Gourmand, je me régale de tes saveurs

                                                        sucrées……..

Par Yannick QUINVEROS - Publié dans : Poème de poésien
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:31

Horreu

 Horreur du féminin

de la faille

de l'inconnu

et de l'amour

qui a faim

 

horreur de la faim

qui s'avoue

vaincue d'amour

horreur du creux

du vide

de l'attente

 

de l'amour qui creuse

et nous fait plus larges

 

horreur du temps et de la nuit

horreur de notre temps de nuit

nécessaire

aux naissances renouvelées

Horreur du féminin

 

horreur de la poésie

comme parole

qui nomme juste

tout en déparlant

délire qui

nous cherche

vifs

 

Horreur du vertige

et du noir Origine

 

horreur du féminin

peur ô peur de l'une

astre désastré

opaque

 

de quoi ont-ils peur?

 

quelle noce promise avec une fantôme?

quelle sera ta soif homme à moitié?

Où le désirant en toi?

 

Et elles?

Ont-elles peur de l'espace qui se fend

sur quoi? Quel possible au fond?

 

féminin terre ouverte

à jamais

en nous

 

 

Féminin grande forêt sauvage

où se perdre et se sauver

 

forêt infinie comme mer encore en nous

homme ou femme

cet appel

 

féminin grandes mélancolies qui nous fendent

 

nous ouvrent au Mystère

Dieu a des yeux de femme Elle nous cherche

Par Evelyne PELLERIN - Publié dans : Poème de poésien
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:28

HISTOIRE DE FLEURS

 

 

 

Inscrire l'instant
dans le regard d'une fleur
quand au jardin renaît
ta présence au monde

Pas à pas du  perce-neige à l'aster

chorégraphie

crocus promesse à croquer la vie
narcisse    impatiente    balsamine
iris sombre d'un regard
œillade frisée d'un œillet
fritillaire impériale et frétillante
gueule de loup fascine
la belle de jour s'ouvre 
arôme d'un désir s'empare
du volubilis volubile

au gai muguet de mai
cœur de Marie cœur épris
dansons la capucine
pois de senteur   pois de cent ans
monnaie du pape se croit immortelle

 

mais la pivoine est éphémère...souci
toute vie a sa rose   toute rose son épine
passe-rose
les lauriers sont coupés
tulipe   boire ton calice jusqu'à la lie
ancolie mélancolie
la bruyère fleurit avant la pluie

Face au colchique
ton souffle court tient à la vie
tremblent le chrysanthème
et la belle de nuit

Œillet du poète
pas à pas vers ton cycle-amen
chaque poème fleuri
repeint ta pensée    renouée
dans la fraîcheur des nuits.

         Femmes-fleur
         Anémone   Capucine
         Rose   Marguerite
         Violette ou Véronique

         nous inscrirez-vous
         dans votre regard ?

Par France PACY - Publié dans : Poème de poésien
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:26

MEDITATION

 

 

 

 

L’homme s’est incliné

s’est recueilli

dans le silence.

Il a fermé les yeux

pour voir

pour écouter son âme.

 

Alors il a perçu

la note pure

d’une musique douce

onde secrète, d’où venue ?

 

Tout à son rêve

l’homme a saisi

brosse et pinceaux,

a choisi ses couleurs intimes

 

pour dire

pour partager

pour Vivre.

Par OLIVIA - Publié dans : Poème de poésien
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:25

ORCHIDÉE

 

 

Ses nervures filigranes

au soleil, se révèlent

et l’orchidée épanouit,

offertes et déployées

ses ailes opalines...

Intimidant nos doigts, curieux pourtant

de goûter

leur délicatesse charnue.

Appelés, irrésistiblement,

au connaître de cette virginité

à dessein tentatrice.

 

Au creux de la coupe profonde,

attend, rouge et or, l’antre magique

où puiser, en insecte précis,

l’ivresse à la saveur féconde.

 

Prisonnière des vitres closes,

l’orchidée grise les yeux

qui s’y égarent

en un trouble émerveillé.

Par Marie NEPOTE - Publié dans : Poème de poésien
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:23

 

 

 

Ton premier regard

oublié

depuis longtemps

dans les abysses

de la mémoire

 

lien de ta lumière

intérieure

pour l’attachement

définitif

à l’aurore

maternelle

 

au fond de tes yeux

toujours

depuis

cette lueur

pour chacun

dans un coin

de ton cœur.

 

Par Marc GUILLET - Publié dans : Poème de poésien
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 21:20

 

 

 

 

 

            CLARTE

 

 

 

 

J’adore, oui, j’adore oublier,

ne plus m’approcher des miroirs,

me sentir si jeune, prête à croire

que je peux tout recommencer.

 

J’aime être loin pour qu’on m’attire.

Mes yeux regardent pour séduire.

Je vous souris sans y penser.

Je suis toujours prête à rêver

 

J’aime qu’on m’aime et j’aime aimer

et au grand jour sous le soleil,

comme cascade des glaciers,

Clairs et purs seront mes réveils.

Par Michelle FAËS - Publié dans : Poème de poésien
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