Les Rencontres Hervé BAZIN ont lieu ce week end aux Rosiers-sur-Loire. Notre ami poésien, Maurice FAËS, est l'un des invités de ces Rencontres. Il interviendra dimanche 27 novembre à la mairie des Rosiers-sur-Loire à 15h00.
Qu'on se le dise !
Les Rencontres Hervé BAZIN ont lieu ce week end aux Rosiers-sur-Loire. Notre ami poésien, Maurice FAËS, est l'un des invités de ces Rencontres. Il interviendra dimanche 27 novembre à la mairie des Rosiers-sur-Loire à 15h00.
Qu'on se le dise !
N4728 est la revue de poésie en lien avec nos amis angevins de l'Association du Chant des mots.
N'hésitez pas à vous abonner pour 2012 : qualité assurée !!!
Contact : Madame Dandeville, 29 rue du Quinconce, 49100 ANGERS
Le peintre Florent MAUSSION a reçu le Chevalet d'Or 2011 à Beaucouzé le 7 octobre 2011 lors du vernissage de l'exposition qui lui est consacrée à la Grange Dîmière.
Connu et reconnu par ses pairs, il est peintre officiel des armées et participe aux expositions angevines. Son oeuvre et son engagement dans la vie artistique locale et mondiale ont incité le jury de la Taverne aux poètes à lui attribuer le prix 2011.
Il reste quelques jours pour aller admirer ou découvrir ses oeuvres à Beaucouzé: c'est à la Grange Dîmière.
C’EST L’AUTOMNE
Quel bourreau coupa tes mains,
bleu platane du chemin ?
- C’est l’automne, c’est l’automne. –
C’est l’égoïne du vent,
le tranchet rouge du temps,
c’est l’hallali que l’on sonne.
C’est la dague de la pluie,
c’est l’aurore qui essuie
le froid lisse de sa lame.
C’est aussi, glacé d’ennui,
le poids des plus longues nuits
qui vient effeuiller mon âme…
Quel bourreau coupa tes mains,
bleu platane du chemin ?
- C’est l’automne, c’est l’automne. –
Alain DEBROISE
FEUILLE.
Feuille brune et dorée,
Qui a brûlé ta peau ?
Qui a grillé ton dos ?
Qui a rougi ton nez
Et qui t’a fait tomber
Dans cette herbe mouillée ?
Pauvre feuille fatiguée,
Quand vas-tu remonter
Dans l’arbre te reposer ?
Christian YOR
JARDINS IMAGINAIRES
Avec tous ces regards
qui passent près de toi,
imagine un jardin
de furtives corolles.
Certains ne t’offriront
que des pétales gris,
d’autres de jeunes fleurs
fraîches comme l’eau vive.
Avec tous ces regards
qui se posent sur toi,
compose un beau bouquet
pour orner ta mémoire,
pour aimanter ton cœur
les soirs de solitude
où se traîne l’ennui
dans un jardin sans âme.
Alain DEBROISE
LES JARDINS DES MERVEILLES
J’ai porté mon regard
sur toutes les merveilles
fleurissant les jardins.
Bosquets de velours vert
et les clochettes blanches
du muguet de printemps.
J’ai porté mon regard,
il s’est posé sur toi
et j’ai le souvenir
du doux parfum des roses
embaumant nos soirées
aux jardins des merveilles.
Jeannette TANGUY
L’IDOLE
Tandis qu’un clair-obscur
soupire après Rembrandt,
entre de beaux lambris
et des regards lunaires,
le gardien de musée
devise d’amours mortes.
Sans honte mes désirs
dansent la capucine,
mais nul n’en saura rien,
pas même subreptices
ces silhouettes qui glissent,
muets fantômes noirs.
Jamais nul ne saura
qu’ici je me promène,
une idole à mon flanc :
« La Barbaresque nue »,
chef-d’œuvre dont s’honore
le musée de mes nuits.
Alain DEBROISE
MON IDOLE
C’était l’heureux temps des vacances
Au sein même de la Provence.
Sous un séculaire mûrier,
Nous prenions le petit déjeuner.
La radio déversait ses airs familiers.
Le soleil promettait un jour radieux.
Cinq août mille neuf cent soixante deux !
Soudain, ce fut le grand silence
Et la sinistre nouvelle est tombée :
Marilyn Monroe est décédée.
A-t-elle succombé à une overdose ?
Parler aussi d’assassinat, on ose…
Surpris par l’évènement, je frissonne,
Depuis toujours elle était mon idole.
Actrice adulée mais aussi chanteuse,
Elle ne fut jamais heureuse.
Sa voix suintait la sensualité
Et tous admiraient sa folle beauté.
Films et disques, j’ai collectionné.
Marilyn est entrée dans ma famille ;
Son prénom est celui de ma fille.
Michel ROTIER
Jocelyne RENOU
Des larmes de neige
au pied des châtaigniers
et quelques baies rouges
Le ruisseau serpente
lunaire entre les iris -
la grenouille hésite
La cerise tombe
dans un grand silence vert -
l’oiseau s’envole
LA TRAME
Rien n’est couru d’avance.
L’espace d’un amour
est trame à colorier
comme dessin d’enfant.
Deux grands soleils fortunés
sur des pampas de désirs.
Du violet à l’orangé,
le jeu de mille mémoires.
Un arc en ciel de vertiges,
fleuri d’oiseaux flamboyants
qui m’ont pris en leur demeure.
Puis de ci de là les sources
de forêts et d’îles pourpres
qui dévalent des abîmes
vers un ciel tourbillonnant,
plein d’histoires sans paroles.
Mais l’espace d’un amour
offre un jeu de mille trames
pour des peintures-musiques
et leurs tons inentendus.
Alain DEBROISE
L’HISTOIRE
nous avançons ensemble
dans l’espace infini
l’histoire à construire
avec nos cœurs d’enfants
du bonheur partagé
des accords avec la vie
la paix retrouvée
le jeu de toutes mémoires
un paysage merveilleux
fleuri de douces sensorialités
habille le chemin
tellement de sources
de multitudes de diversités
qui coulent avec le temps
vers un ciel multicolore
plein d’histoires et de paroles
mon amour rassuré
offre ses espérances
à l’univers magique
pour un fabuleux voyage
Yannick QUINVEROS
ÉPHÉMÉRIDE
Lundi maigre, mardi gras,
mais le bout de la semaine ?
Mardi maigre, lundi gras,
dimanche te le dira.
Lundi rose, mardi gris,
au bonheur de la palette,
Mardi rose, lundi gris,
à la couleur de l'esprit.
Effeuillons la marguerite,
jour qui pleure, jour qui rit,
doute, peur, amour, dépit,
l'un à prendre et l'un de pris.
L'espoir fait pousser des ailes,
mais je reste pieds sur terre.
Je bute jour après jour
sur les grilles de la cage.
La joie est un grand soleil,
même au plus noir de la nuit,
mais de mon jardin secret
parfois s'enfuient les abeilles.
Alain DEBROISE
L’ESCARPOLETTE
Comme l'escarpolette
Qui monte et qui descend,
Un jour la vie en fête
Vous lance dans le vent,
Un jour la vie en pleurs
Sombre dans les tourments.
C'est lundi qui rit
Et mardi aussi,
Mercredi sourit
Et jeudi blêmit,
Vendredi, samedi
Grincent ou bien gémissent,
Dimanche, notre ami,
Sait pleurer aussi.
C'est comme la vie
"Jean qui pleure
et Jean qui rit".
France PACY
PRINTEMPS
Le ciel refait ses étalages,
le soleil brosse ses rayons,
l’oiseau bleu descend des nuages,
la fleur ouvre un livre d’images,
voici le premier papillon.
L’arbre reprend ses essayages,
le pré retape son tapis,
l’espoir redore ses mirages ;
à ma porte, à grands coups sauvages,
frappe mon cœur comme un ami :
Bonjour mon cœur ! Bonjour la vie !
Alain DEBROISE
PRINTEMPS
Le ciel bleu balaie ses nuages,
le soleil brique ses rayons,
la pâquerette joue du piano,
le coucou chante sur deux notes,
volète un joli papillon.
L’arbre défroisse ses bourgeons,
le pré se pare de fleurettes,
l’espoir fait naître de doux rêves
et, dans sa cage, la nuit le jour,
frappe mon cœur empli d’amour.
Bonjour Printemps !
Bonjour la vie !
OLIVIA